C'est un jour, un jour de fête. .

C'est un jour, un jour de fête. .
Il en faut peu.

Il suffit de quelques notes, quelques bribes, et c'est parti.
Juste quatre mots le trouble d'une vie.
Un rayon de soleil qui transperce le brouillard, son sourire dans la grisaille. Détester le monde entier pour l'aimer plus encore ensuite. Faut que ça se régale. De chaque minute, profiter.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 09:57

C'est ma faute à toi..

Y a des périodes comme ça, où tout en vous se met à sourire. Sourire démesurément, à en perdre le fil. A l'infini puis aussi l'au-de là. En très grand quoi. A en dire n'importe quoi, en perdre l'équilibre. Ben oué parce que déjà si l'équilibriste n'a plus de fil, en toute logique elle commence à avoir le vertige. Tout se retourne en elle, et puis elle tombe. A en tomber à la renverse, ou juste à genoux. Mon sourire est trop lourd, je tombe par terre. Il est si grand. Y a des périodes comme ça, où tout en vous se met à sourire. J'en perds mes mots.
                                                                             C'est ma faute à toi..

# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:39

Un soir de pleine lune.

                                                                            Un soir de pleine lune.
-Vos yeux me font penser à la mer.
-Eh bien ! C'est là la première chose gentille que vous me dites depuis le début de notre conversation !
-Ne vous réjouissez pas si vite... Vos yeux sont ceux d'une mer triste, grise, aux vagues essoufflées. Vos yeux sont ceux de la marée basse un jour de brouillard.
-Pourquoi me dites vous ça ? Prenez vous tant de plaisir à me rabaisser que vous ne pouviez vous empêcher de le faire systématiquement ?
-Détrompez-vous. C'est pour votre bien, soyez en certain.
-Je ne vois pas le côté bénéfique qu'est sensé m'apporter vos répliques vexantes, j'en suis navré.
-C'est donc que vous ne regardez pas bien. Pas bien loin, et pas plus que le bout de votre nez, vous savez.
-Ah oui ?
-Parfaitement. Vous n'avez donc jamais eu l'occasion d'assister à un lever du soleil ?
-Comment ça ? Qu'est-ce que le soleil vient faire ici ?
-N'avez-vous donc jamais pu voir la beauté du soleil qui se lève et vient se planter en toile de fond à la mer qui, à son arrivée, se calme ou se déchaîne suivant la force du vent d'alors ?
-Je ne comprends toujours pas.
-Eh bien diantre! Laissez-moi finir ! N'avez-vous donc jamais été émerveillé devant la splendeur du soleil qui semble apparaître uniquement pour faire briller le remous des vagues ? Pour réveiller leur lenteur morne et ainsi allumer le gris de l'eau ?
-Soyez plus clair, enfin voyons, ne tournez pas sans cesse autour du pot comme une mouche hésitante attirée par le sucre et à la fois apeurée par la perspective de se faire écraser !
-Ne pensez vous pas que dans le cas d'un regard il faut matérialiser le soleil dans un avertissement, par exemple ? Ou dans la promesse du retour des jours meilleurs, si vous préférez.
-Vos métaphores m'embrouillent et je suis sincèrement désolé mais je n'en saisis pas le sens.
-Vos yeux tristes sont les vagues au ralenti de ma fable, vous me suivez jusque là ?
-Eh bien ma foi je ne suis pas sot à ce point, poursuivez !
-J'ai la prétention de dire que le soleil n'est autre que moi. Mes rayons sont mes paroles que vous considérez vexantes alors qu'elles ne souhaitent que vous réveiller, vous secouer quelque peu, vous illuminer de la même façon que le soleil vient se poster au-dessus de l'eau salée, se reflétant ainsi pour la faire briller.
-En clair ?
-En clair je voudrais être le soleil de votre regard, si vous me le permettez bien sur.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 15:43

Il est interdit d'interdire.

Il est interdit d'interdire.

# Posté le vendredi 26 juin 2009 15:25

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 11:46

Heart of Gold.

                                                                                Heart of Gold.
Mon amour,

Il n'est pas rare que je t'écrive mais si cette fois je te rejoins sur la feuille c'est pour t'annoncer qu'aujourd'hui, en ce début de printemps, quelqu'un nous a quitté. Quelqu'un est parti, envolé, disparu. Aujourd'hui les effluves sucrés qui s'échappent des devantures de fleuristes ont accompagné quelqu'un dans sa mort.

Ou devrai-je dire quelque chose.

Aujourd'hui mon c½ur, mon amour pour toi s'est éteint.

Je pleure chaque mot que je pose aussi. C'est comme si l'encre que j'étale maintenant pour toi me meurtrissait un peu plus fort à chaque fois. Je suis consciente du mal que je te fais en traçant tout ça, et ma sincérité qui aura été intègre jusqu'au bout ne pansera pas les blessures que je creuse sur ta peau sous la forme de mes mots, je le sais. Pourtant, parmi toute cette douleur je me dis que c'est rassurant d'avoir si mal. Cela prouve que ce que l'on a vécu ensemble a été très fort, très beau, unique. Aussi puissant que la souffrance qui nous saisit à présent tous les deux, aussi intense que le flot de larmes qui me tombent sur les genoux. Tu resteras mon amour, je ne peux me résoudre à bafouer ton nom, ne m'en veux pas. Ne me reproche pas de continuer de t'appeler ainsi, pendant de longues années tu as été le c½ur qui me faisait respirer, les mains qui me remettaient debout, les bras qui me protégeaient. Les yeux qui m'éclairaient, mon amour tu as été mon souffle et dans le fond tu l'es encore. Même si c'est un peu tordu de te dire ça maintenant, tu resteras ma respiration. C'est un peu niais mais j'ai toujours été un peu mièvre mon c½ur, tu le sais bien. Sache que si j'avais pu faire quelque chose, si j'avais su comment retenir mes sentiments, je l'aurai fait. Si j'avais un quelconque contrôle sur ce que je ressens, s'il y avait la moindre possibilité de retenir mon amour pour toi, je l'aurai fait. J'aurai serré les poings jusqu'à m'en tordre les doigts, jusqu'à ce que mes ongles s'enfoncent à l'intérieur de mes paumes. J'aurai cousu mes poches de la même façon que mon c½ur pour que toute mon affection reste enfermée à double tour, pour que mon amour reste intact et ne soit pas tenté de s'échapper loin de toi. J'aurai même hurlé jusqu'à le rendre sourd, je l'aurai engueulé, oh oui, avec beaucoup d'injures et de gros mots dedans, je lui aurai mit une raclé dont il se serait souvenu pour qu'il n'est plus jamais l'idée de se faire la malle. Mais ça ne se passe jamais comme on le voudrait, et je ne peux rien faire. Je suis impuissante face à mes sentiments qui s'en vont, ne sont toujours que de passage, et se fichent pas mal des autres qu'ils envoient balader. Et moi je les suis, parce que je n'ai aucune autorité et que même si j'en avais cela ne changerait rien. Si je pouvais me retenir de partir je le ferai, alors ne cherche pas à me suivre, ni même me rattraper, je n'y arrive pas moi-même.
En d'autre circonstance j'écrirai que je ne retiendrai que les moments heureux de notre relation. Mais à toi, je ne peux pas sortir une phrase comme ça, toute faite, toute formatée, déjà dite des milliers de fois. Je ne peux pas, parce que c'est toi, c'est moi, c'était nous.
Mon amour, de notre histoire je vais tout retenir. Parce qu'avec toi les mauvais moments ont été bons, en y regardant bien. En y réfléchissant je n'arrive même pas à me souvenir d'une dispute, de porte qui claque, de combiné qui se raccroche au nez de l'autre, de main qui se lâche et de corps qui tourne le dos au partenaire pendant la nuit.
Mon amour, de notre histoire je vais tout retenir car il n'y a eu que de bons moments. Nous avons vécu le meilleur et peut-être que mon amour s'en va avant que le ciel ne se grise, que les nuages ne se noircissent, que le temps soit à l'orage et que tout éclate. Alors ne soit pas surpris si je te quitte au moment le plus ensoleillé de notre amour, c'est pour garder une image éclairée, plutôt que de la pluie sur la carte postale, je préfère ne rien tâcher et partir maintenant. Ce serait encore plus triste si je partais après avoir tout gâché, tout sali avec mes bottes en caoutchouc pleines de boue. Je préfère te laisser le souvenir de mes pas feutrés refermant la porte sans la claquer après t'avoir adressé un ultime sourire.
Je sais bien que cette lettre ne t'apaisera, tout comme je n'ai jamais imaginé qu'elle me soulagerai, retirera ma culpabilité, ou quoi que ce soit d'autre. Mais elle n'est pas vaine, pas si inutile. Elle me permet de comprendre et je sais qu'à toi aussi. Rassure-toi, je ne terminerai pas en t'énumérant toutes tes qualités, en en rajoutant même plusieurs couches épaisses, comme il est de bonne augure dans toute lettre de rupture qui se respecte. "Ce n'est pas toi, c'est moi." Non, ce n'est pas moi non plus, je n'y suis pour rien. Je ne suis que le pantin de l'histoire, en d'autre terme je serai le dindon de la farce. Pour tes amis qui voudront te remonter le moral, ils te diront en te tendant un mouchoir qu'ils l'avaient vu depuis le début, qu'il avait toujours été clair et net que j'étais une véritable garce. Ils te paieront un coup à boire, puis voyant que ça ne passe pas, ils t'en offriront même plusieurs. Et alors les injures monteront, ils dénigreront nos souvenirs communs en croyant que déformer ce qu'il a été t'aidera, en pensant que te faire voir notre histoire comme une grosse rature t'aidera à l'effacer plus rapidement sans trop de regrets et avec un minimum de larmes. Et toi, trop anéanti, dans le même état que je le suis en ce moment, tu laisseras faire. Lassé, fatigué, ne voyant pas ce que cela changerait de toute façon, que tu les fasses taire ou non. Tu me connais mieux que moi-même alors tu sais déjà, sans que je te l'aie écrit, sans que j'aie eu le temps d'y penser, tu sais déjà que je ne reviendrai pas, que m'attendre serait vain. Tes amies te prendront dans leur bras en te disant tout bas qu'il y a encore une chance, que je vais revenir, qu'il n'est jamais trop tard, que tu peux encore me récupérer. Elles te conseilleront de m'acheter des fleurs et de t'acharner en prince charmant dévoué, et tu les laisseras dire en souriant tendrement parce que leurs attentions te feront chaud au c½ur bien qu'au fond de toi tu sauras qu'elles se trompent, que toi seul sait ce qu'il y a à faire ; rien. A par attendre que la douleur qui te lance au creux du ventre s'atténue quelque peu, c'est fini et tu le sais. Mais tu ne peux pas leur dire, ni à elles ni à tes copains qui te tapent dans le dos, parce qu'aucun d'eux ne comprendrai, parce qu'il y aurait encore que moi pour assimiler et te dire que je suis d'accord avec cette vision des choses.
Je pourrai t'écrire aussi long que notre amour a été fort. Je ne le ferai pas car la longueur de la vie ne me suffirait pas pour avoir le temps de coucher sur papier tout ce que l'on a vécu. Puis cela ne servirait à rien, ou si peu. Juste à garder éternel notre histoire. Mais je préfère que cela soit éphémère dans nos souvenirs, certaines séquelles nous resterons pour toujours. On gardera des traces à vie, marques invisibles mais présentes, plus belles et plus fortes car officieuses, car juste entre nous, car personne d'autre ne pourrait le comprendre.
Mon amour, s'achève ici cette lettre qui, je le sais, te plairas autant que toutes les autres. Je ne vais pas te recommander de prendre soin de toi, je sais aussi que tu le feras. On est comme ça tous les deux, on pense à la vie avant de passer à soi. Parce que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Et tant qu'il y a de l'espoir, il y a de l'amour. Te souviens-tu de ça ? Tu le fredonnais la première fois que l'on s'est croisé. La boucle est bouclée, je t'aime et je t'ai aimé mais je ne t'aimerai plus. Va vie et devient mon c½ur.
Mon amour, tu me manques déjà.

# Posté le samedi 20 juin 2009 05:27

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 11:47

Au pied de la lettre.

                                                                                   Au pied de la lettre.
Il y a temps de chose à ne pas gâcher. On aurait envie de murmurer non, pas tout de suite, pas maintenant, attendez encore un peu avant... On aurait envie de retenir bien serrer dans nos paumes de mains devenues moites par la chaleur des sentiments et des dernières fois qui arrivent, envie de retenir tout ça bien à l'abris, suspendre tous ces instants qui vont nous échapper. On aurait envie de crier non, ne touchez à rien, laissez nous notre image, laissez-nous la glisser sous un verre, laissez-nous figer le moment où l'on est tous là, encore tous là, à sourire tous ensemble pour une fois. Oui, on voudrait crier non, bas les pattes, partez. On pourrait le répetter plusieurs fois comme à bon refrain bien roué, comme toutes ces phrases idiotes qu'on aime tant à se repasser sous la langue juste parce que c'est bête, un peu absurde et parfois ridicule mais tellement drôle, répetter n'y touchez pas, ne partez pas, restez encore pour le peu de temps qu'il reste. Ne gâchez rien, laissez la vague continuer son mouvement, aidez-moi à suspendre le temps, ne tournez pas le dos à tous ces beaux instants, pas tout de suite et pas déjà, s'il vous plaît. Retarder votre indigestion de nos habitudes, des manies de chacun, des blagues idiotes aux sourires spontanés, retardez votre overdose de notre petite communauté, de notre bulle prête à exploser. Telle la funambule qui chancelle, sur son fil, laissez vaciller nos souvenirs sur le fil de vos rires, ne décrocher pas trop vite la lune, nos mains sont encore accrochées, nos pieds se balancent encore dans le vide en tout insouciance. Inocemment, presque comme les paupières de l'enfant endormi que nous ne sommes plus. Ou bien que nous sommes encore une fois ensemble, tous. Il y a temps de chose à ne pas gâcher. C'est comme une bombe à retardement tu sais, on entend le tic-tac au loin mais on se bouche les oreilles et augmente le son de la musique pour ne plus y penser, l'oublier, le repousser loin, loin, très loin, joindre nos mains et faire reculer encore plus loin cette fin. L'éphémère est le meilleur, ne gâchez rien, pas tout de suite, pas déjà, après vous pourrez faire vos bagages, prendre votre baluchon sur l'épaule et partir vers d'autres horizons différents. Mais pas maintenant, pas encore, pas déjà. . . Bientôt.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 15:53

Poppy..

..Ou le sourire d'une fleur capturé dans un rayon de soleil.
                                                                                           Poppy..

# Posté le dimanche 17 mai 2009 16:01

Les milles paillettes.

Avis à vous.

Faites vous beaux, la semaine prochaine je mitraillerai.
Et restez groupés, par pitié.
:)

# Posté le samedi 02 mai 2009 16:07

Puisant l'inspiration dans l'instant.

                                                                       Puisant l'inspiration dans l'instant.
Après maintes hésitations, il me paraît normal de commencer par là.

< C'est le rire. Lui le fou qui dicte nos faits. Nos gestes et puis tout ça. C'est le rire. C'est lui le prince, celui qui décide. Nous guide. Nous emmène aux mêmes endroits en nous faisant emprunter des chemins parfois différents. C'est lui le meilleur. C'est celui qui nous défigure et nous attrape n'importe quand. Chez toi ou chez moi à table ou en dessous (qu'est-ce que je dis!?), dans l'eau, en cours, dans la cours, au reféctoire autour d'une cruche, assises en tailleur, debout les mains dans les poches, sur les hanches, le regard perdu, sur le sable, un vélo. Bref. N'importe quand et partout. C'est lui qui nous dévisage, nous fait grimace. Tord nos ventres, crampe nos joues. C'est le rire. C'est le notre. >




--Je tiens à préciser pour les petits malins aux idées sadiques que s'ils prennent nos clichés pour les divulguer il se pourrait bien que ce soient eux qui se retrouve ici avec un nez de travers, un bouche tordue et une mèche qui rebique. Nous sommes humains et donc pas figés. Au diable toutes les formes de convention, de politesse et d'apparence. --

# Posté le lundi 20 avril 2009 16:10

Modifié le mercredi 22 avril 2009 16:20